Al-Ghazali disait que celui qui ne connaît pas son âme ne connaît pas son Seigneur mais pour lui, la connaissance de soi n’a jamais été une question de forme. C’était une descente, une plongée dans les couches de l’âme, jusqu’à atteindre cette lumière cachée, que l’on appelle fitra, cet éclat originel que Dieu a insufflé en chacun de nous.
Une amie m’a recemment dit « l’humain n’est pas fait pour se voir, les yeux ne peuvent se voir qu’à travers un miroir » 💭
en effet même le miroir est une création humaine —et comme toute création humaine, il peut tromper, flatter, ou blesser. Il fige une image, mais ne dit rien de la lumière intérieure. Et c’est là le piège : penser que l’on se connaît parce qu’on se voit. Mais ce que l’on voit n’est qu’une ombre.
Ar-Râzî rappelait que l’homme est un monde en miniature, un reflet de l’univers tout entier. Mais ce reflet-là ne se contemple pas dans une glace. Il se découvre dans le silence, la réflexion, la purification de l’âme.
Se voir, ce n’est pas se connaître.
Et parfois, c’est dans l’effacement de l’image
que naît la vraie rencontre avec soi… et avec Allah.
Voici, les pensées qui ont accompagné mon aquarelle du jour — comme un reflet intérieur posé sur le papier, loin des miroirs👩🏻🎨
تحياتي القلبية