Oh! oui, bien sur, je comprends mais moi, voyez vous, ce n'est pas du tout pareil, il n'a plus que moi a monde, vous savez, depuis la morte de ma pauvre maman. Bien sur, c'est un egoiste, vraiment des gens comme ça ne devraient pas avoir le droit de mettre au monde des enfants. Et quand on pense qu'il y en a tant fille pres d'eux pour les soigner. Mais vous auriez bien tort, allez, de vous laisser faire. Il y en a beaucoup, je vous assure, qui seraient moins delicats que vous et qui ne seraient pas genes, qu n'auraient pas consenti, tout simplement, a se separer de lui. Apres tout, il aura beau faire, vous sere toujours sa fille, il sera toujours votre pere. On ne va pas contre ça, allez.
Memed le mince de Yaşar Kemal
Memed aşırı heyecan içindeydi. Uyuyamadı. Düşüncelerin üstesinden geldi. Fikirler aklından geçiyordu. Şimdi düşünüyordu. Dünya kafasında büyümüştü. Dünyanın büyüklüğü hakkında düşünüyordu. Değirmenoluk köyü onun gözünde sadece küçük bir noktaydı. Yüce Abdi Ağa bir karıncadan başka bir şey değildi. Derinlerde, belki de ilk kez gerçekten düşünmüştü. Sevgiyle, coşkuyla yansıdı. İmkânlarının ötesinde ilk kez düşünüyordu. Nefret etmeye başlamıştı. Kendisinin olgunlaştığını hissetti. Kendisinin farkına vardı. "Abdi Ağa bir erkek, biz de öyleyiz" dedi kendi kendine yatağında dönerek ... Mèmed était dans un état d'excitation extrême. Il n'arrivait pas à dormir. Il était envahi de pensées. Les idées se ruaient dans sa tête. Il réfléchissait désormais. Le monde avait grandi dans sa tête. Il réfléchissait à la grandeur du monde. Le village de Degirmenoluk n'était plus à ses yeux qu'un tout petit point. Le tout-puissant Abdi Aga n'était plus qu'une fourmi. Au fond, c'était peut-être la première fois qu'il réfléchissait vraiment. Il réfléchissait avec amour, avec ferveur. Il réfléchissait pour la première fois, au-dessus de ses moyens. Il commençait à haïr. Il se sentait mûrir. Il prenait conscience de sa personne. «Abdi Aga est un homme, nous en sommes aussi», se dit-il en se retournant dans le lit...