Oysa, olmuyordur!...
Ama, kabullenmez bunu : olmalıdır; olmalımış; olma-lımıştır!...
Dili de, gerçekliği de, zorlar.
***
Sonra, ben boyuneğerim (iki durumda da...); ama o, hiç ödün vermez — takırdatır durur kıskacını, her zamanki gibi...
***
Çünkü, o, zamanın dışında bir varoluş sürdürüyor
galiba.
Zaman ne yıpratıyor onu, ne de eskitiyor (oysa benim yaşlanmam...) : bengi bir 'gençlik' içinde, yönelimlerini, arzularını, özlemlerini —hayallerini— canlı tutuyor, sür-dürüyor, gerçekleşmelerini bekliyor — benden...
Enfin, il y avait les voyages : congrès, séminaires, colloques,
partout dans le monde. Il achetait un guide du pays, Florence
lui préparait sa valise. Il partait au volant de sa voiture qu'il
était supposé laisser au parking de Genève-Cointrin. Dans une
chambre d'hôtel moderne, souvent près de l'aéroport, il ôtait ses
chaussures, s'allongeait sur le lit et restait trois, quatre jours à
regarder la télévision, les avions qui derrière la vitre décollaient
et atterrissaient. Il étudiait le guide touristique pour ne pas se
tromper dans les récits qu'il ferait à son retour. Chaque jour, il
téléphonait aux siens pour dire l'heure qu'il était et le temps
qu'il faisait à São Paulo ou Tokyo. Il demandait si tout se
passait bien en son absence. Il disait à sa femme, à ses enfants,
à ses parents qu'ils lui manquaient, qu'il pensait à eux, qu'il les
embrassait fort. Il n'appelait personne d'autre : qui aurait-il
appelé ? Au bout de quelques jours, il rentrait avec des cadeaux
achetés dans une boutique de l'aéroport. On lui faisait fête. Il
était fatigué à cause du décalage horaire.
Il dit : « Le côté social était faux, mais le côté affectif était vrai. » Il dit qu'il était un faux médecin mais un vrai mari et un vrai père, qu'il aimait de tout son cœur sa femme et ses enfants et qu'eux l'aimaient aussi. Ceux qui les ont connus assurent, meme après coup, qu'Antoine et Caroline étaient heureux, confiants, équilibrés, elle un peu timide, lui franchement bouteen-train. Sur les photos de classe qui figurent au dossier, on lui voit la bouille fendue par un large sourire auquel manquent des dents de lait
Les albums de la famille Romand ont pour la plupart été détruits dans l'incendie de leur maison mais on en a sauvé quelques photos, qui ressemblent aux nôtres. Comme moi, comme Luc, comme tous les jeunes pères, Jean-Claude a acheté un appareil à la naissance de sa fille et photographié avec ferveur Caroline puis Antoine bébés, leurs biberons, leurs
jeux dans le parc de bois, leurs premiers pas, le sourire de Florence penchée sur ses enfants et elle, à son tour, le photographiait, lui, tout fier de les porter, de les faire sauter dans ses bras, de leur donner leur bain. Il a sur ces photos un air d'émerveillement pataud qui devait attendrir sa femme et la persuader qu'au bout du compte elle avait fait le bon choix, celui d'aimer un homme qui les aimait ainsi, elle et leurs enfants.