Qu medeniyeti bile yaşama sadıktı; kurbanlarını çarpıtmış ve boyunduruk altına almıştı ama nihayetinde hayatta kalmalarına izin vermiştir. Oysa makinelere göre yaşam bir lükstü.
"Le génie n'est qu'une longue patience" ("Deha denilen şey, tükenmez bir sabırdan ibarettir") sözü, en çok dikkate alınması gereken doğru sözlerdendir. Bu sözün özüne bakılırsa her şeyin başarısını sağlayan sabırdır. Usanç tabiatlı olanlar, ne kadar cin fikirli ve şeytan olsalar, yine de araştırma ve çalışmalarının meyvesi olarak ortaya tam bir şey koyamazlar.
Quand je lui serrais la main, j'avais l'impression de serrer la main d'un mort, tellement
il était froid. Il ne pensait qu'à mourir, je n'ai jamais vu personne d'aussi triste… Chaque fois que je le quittais, je pensais que je ne le reverrais pas au parloir suivant. Et puis un jour, en mai 93, il m'a dit : “Marie-France, je me condamne à vivre. J'ai décidé d'assumer cette souffrance pour la famille de Florence, pour mes amis.”
Il dit aussi qu'il voulait laisser un message pour que Florence le trouve après sa mort et que pendant ces journées d'entre Noël et le Nouvel An il n'a cessé de faire des brouillons. De lettre mais aussi de cassette qu'il enregistrait, seul dans sa voiture, sur un petit magnétophone : « Pardon, je ne suis pas digne de vivre, je t'ai menti mais mon amour pour toi et nos enfants n'était pas un mensonge… » Il n'a pas pu. « Chaque fois que je commençais, je me mettais à sa place en train de lire ou d'écouter cela et… » Il s'étrangle, baisse la tête.
Enfin, il y avait les voyages : congrès, séminaires, colloques,
partout dans le monde. Il achetait un guide du pays, Florence
lui préparait sa valise. Il partait au volant de sa voiture qu'il
était supposé laisser au parking de Genève-Cointrin. Dans une
chambre d'hôtel moderne, souvent près de l'aéroport, il ôtait ses
chaussures, s'allongeait sur le lit et restait trois, quatre jours à
regarder la télévision, les avions qui derrière la vitre décollaient
et atterrissaient. Il étudiait le guide touristique pour ne pas se
tromper dans les récits qu'il ferait à son retour. Chaque jour, il
téléphonait aux siens pour dire l'heure qu'il était et le temps
qu'il faisait à São Paulo ou Tokyo. Il demandait si tout se
passait bien en son absence. Il disait à sa femme, à ses enfants,
à ses parents qu'ils lui manquaient, qu'il pensait à eux, qu'il les
embrassait fort. Il n'appelait personne d'autre : qui aurait-il
appelé ? Au bout de quelques jours, il rentrait avec des cadeaux
achetés dans une boutique de l'aéroport. On lui faisait fête. Il
était fatigué à cause du décalage horaire.